TODD TERJE

Aux côtés de Prins Thomas et de Lindstrøm, Todd Terje est le troisième mousquetaire de la vague Nu Disco qui vient du froid.C’est de sa Norvège natale que ce passionné de funk et de dance music s’est réapproprié au début du siècle ses all time favorites à travers des édits (I Want Your Love de Chic) et des remixes (Can’t Help It de Michael Jackson) jouissifs et addictifs. Sa mission : arracher la discodes griffes des fans à moumoutes de Dalida et propulser le genre dans le nouveau millénaire. Si Todd Terjea d’ores et déjà gagné la bataille des playlists, il lui reste à gagner la guerre des ondes. Paroles. Propos recueillis par Clovis Goux

Quel est ton premier souvenir musical ? Un truc
bizarre... cela doit être une chanson entendue
au Melodi Grand Prix (concours local pour
sélectionner un candidat à l’Eurovision, ndlr)
au début des années 80. Je ne me rappelle plus du
titre mais seulement de l’effet qu’elle m’a fait.

Te rappelles-tu le moment où tu as décidé
de t’investir dans la musique ?
La première fois
que j’ai volontairement rejoint des musiciens
c’était quand je jouais dans le groupe et la
chorale de l’église vers mes 13 ans, c’est là
que j’ai appris à jouer des instruments à cordes.
J’avais déjà commencé à créer des rythmes sur
ordinateur à 12 ans, je pense que c’est la
première fois où j’ai été vraiment enthousiaste
en faisant de la musique.

Est ce que tu vois un lien entre tes études
d’astro-physique et ton amour pour la musique ?

Je n’étudie plus l’astro-physique. Les quatre
dernières années ont été consacrées à 100 %
à la musique. La musique peut s’avérer très
mathématique si tu le veux, et je pense que mon
amour des systèmes et des suites de chiffres m’a
beaucoup aidé, spécialement quand je travaille
sur des morceaux électroniques avec une grille
musicale qui concentre le rythme (Quantize).

Quand tu as décidé de faire des édits de vieux
morceaux, est-ce parce que les nouveautés que
tu écoutais alors ne t’intéressaient pas ?
Pas
vraiment, j’ai commencé à éditer de la disco
car j’étais moi-même avide de nouvelles musiques
vers 2002. Bien sûr il y avait beaucoup de deep
house très ennuyeuse à l’époque, mais c’était
aussi le moment où est apparu tout ce truc sur le
broken beat. Plein de djs jouaient des musiques
très différentes, que cela soit de la samba, du
jazz, de la techno ou de la disco. C’était très
important pour moi d’avoir mon propre style. Tu
ne gagnes pas grand chose à être éclectique (tout
le monde était éclectique), c’est pour cela que
j’ai crée mes propres édits pour mes dj sets.

Considères-tu qu’il y ait des morceaux
intouchables ?
Bien sûr ! Pour moi il y a plein
de morceaux que je trouve parfaits à 100 %, mais
quelques fois je les polis quand même à ma façon
en effectuant de petits changements, comme durcir
l’intro pour faciliter les mixes etc... Mais je
déteste quand d’autres djs font de mauvais édits
de morceaux fantastiques. Mais c’est une façon
d’apprendre. Essayer et échouer.


Considères-tu qu’il y ait des morceaux
intouchables ? Bien sûr ! Pour moi il y a plein
de morceaux que je trouve parfaits à 100 %, mais
quelques fois je les polis quand même à ma façon
en effectuant de petits changements, comme durcir
l’intro pour faciliter les mixes etc... Mais je
déteste quand d’autres djs font de mauvais édits
de morceaux fantastiques. Mais c’est une façon
d’apprendre. Essayer et échouer.

Comment as-tu rencontré Lindstrøm et Prins
Thomas ? J’ai rencontré Lindstrøm à l’un de
mes premiers dj sets quand je me suis installé
à Oslo. Nous étions les seuls à jouer uniquement
de la disco, nous étions jeunes et nous pensions
que ce que nous faisions était unique. Ah ah.
Thomas, je l’ai rencontré chez le disquaire
où il travaillait. Je me souviens, je lui ai
filé une liste gigantesque de références que je
recherchais, avec des trucs rares comme le maxi
de Family Of Eve I Wanna Be Loved By You, je ne
pensais pas alors que 90% des disques sur cette
liste (dénichés sur des compiles Disco Spectrum)
étaient introuvables...

Quels sont tes projets pour l’année prochaine ? Il
y a un single qui sort sur le label Running Back
de Gerd Janson, et je vais enfin lancer mon propre
label en janvier ou février. La première sortie
sera « Norwegian Esoterica » où je joue du vibraphone
et de la trompette. Plutôt mal d’aille

TODD TERJE

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Anoraak
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& Friends

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Credits
Conception & Réalisation